Un diaporama traduit ne constitue pas une formation complète si le cahier d’exercices et les consignes restent dans une autre langue. Pour l’accueil du personnel ou la formation opérationnelle, partez de la leçon : ce que les employés doivent comprendre et ce qu’ils doivent savoir faire ensuite. Préparez les versions linguistiques autour de ces résultats.

Définissez le public et la tâche

Précisez les fonctions des employés, leur connaissance du sujet et l’utilisation prévue du matériel. Les nouvelles recrues ont besoin d’explications différentes de celles destinées à des spécialistes. Indiquez le public francophone et le registre arabe recherché au lieu de considérer le nom de la langue comme une consigne suffisante.

Formulez un résultat concret : « À la fin de cette leçon, la personne peut soumettre une demande de remboursement avec les justificatifs requis. » Le traducteur et le réviseur pourront vérifier si le contenu soutient cet objectif. « Comprendre nos politiques » reste trop vague pour guider le choix des exemples et de la terminologie.

Rassemblez la leçon au complet

  • Diapositives, notes de présentation, documents distribués et consignes d’animation.
  • Exercices, corrigés, messages de rétroaction et explications des réponses.
  • Captures d’écran, schémas, légendes et fiches de référence.
  • Liens vers les processus internes ou les politiques approuvées.
  • Texte de narration ou de sous-titrage, selon des livrables convenus séparément.

Précisez qui intégrera les traductions dans chaque format. Traduire un texte de narration ne comprend pas automatiquement son enregistrement, le minutage des sous-titres ou la modification d’une plateforme. Définissez ces limites dans le mandat pour organiser la production restante.

Faites correspondre les consignes au milieu de travail

Si un logiciel existe seulement en anglais, le personnel doit parfois reconnaître ses boutons anglais en suivant des consignes françaises ou arabes. Demandez au responsable s’il faut conserver le libellé exact accompagné d’une explication. Ne remplacez pas le nom d’un bouton par un intitulé que personne ne verra à l’écran.

Ce principe vaut aussi pour les étiquettes d’équipement, les numéros de formulaires et les noms de services. Fournissez les captures ou les références approuvées. Si les procédures varient selon le lieu, séparez les versions plutôt que de laisser le traducteur deviner laquelle s’applique.

Révisez aussi les exercices

Un questionnaire peut être grammaticalement correct tout en perdant la distinction entre deux réponses. Examinez ensemble la question, les choix, le corrigé et l’explication. Vérifiez aussi qu’un jeu de mots ou une référence locale ne détourne pas l’attention de l’objectif pédagogique.

Faites valider les consignes opérationnelles par des spécialistes du sujet. Pour les étapes critiques pour la sécurité, les changements de sens ou d’ordre doivent être tranchés par le spécialiste responsable; le réviseur linguistique ne doit pas inventer une précaution absente. Signalez les incertitudes avant que le matériel soit remis aux personnes en formation.

Essayez la leçon et préparez les mises à jour

Invitez quelques personnes du public visé à accomplir une tâche avec le matériel final. Relevez les consignes ambiguës, les écarts avec l’interface et les exercices qui supposent une information manquante. Centralisez les commentaires et distinguez les problèmes linguistiques des problèmes de conception pédagogique.

  • Approuvez la source et attribuez une version à chaque leçon.
  • Consignez les termes et les libellés retenus.
  • Contrôlez les fichiers après intégration, notamment l’ordre de lecture et les débordements.
  • Reliez les changements futurs aux traductions, aux exercices et aux fiches concernés.

Conservez les fichiers modifiables en plus du cours publié. La prochaine mise à jour sera plus facile à chiffrer si l’équipe peut repérer les changements et les versions linguistiques touchées.